Brûlures, tiraillements, irritations au niveau de la région intime, nombreuses sont les femmes qui expérimentent à un moment de leur vie ce genre de sensations très inconfortables ! Les vaginites ont de multiples origines, qu’il convient d’identifier afin de déterminer le traitement adapté.
Le point dans notre article.
Vaginite : quelles causes ?
La vaginite correspond à une inflammation de la muqueuse vaginale. Lorsque la vulve est également touchée, on parle de vulvovaginite.
En fonction de leur origine, on distingue :
- Les vaginites infectieuses, causées par un microbe qui peut être de différente nature : une bactérie, un champignon, une parasite.
- Les vaginites non infectieuses, provoquées par un contact avec des produits chimiques irritants, contenus par exemple dans les protections périodiques, les lessives, les préservatifs…
- Les vaginites atrophiques, qui concernent les femmes à la ménopause. L’arrêt de production des hormones féminines entrainent un amincissement de la muqueuse du vagin, qui devient alors plus fragile.
Zoom sur les vaginites infectieuses
Vaginites bactériennes
Elles sont causées par la bactérie Gardnerella vaginalis. Elles sont souvent asymptomatiques et passent inaperçues.
Mais, lorsqu’elles s’accompagnent de pertes vaginales à l’odeur très désagréable, de couleur grisâtre, il convient d’entreprendre un traitement à base d’antibiotiques (généralement la clindamycine ou le métronidazole) sous forme d’ovules vaginaux ou de traitement oral.
Le partenaire n’est généralement pas traité, l’infection n’étant pas considérée comme sexuellement transmissible.
Vaginites à Candida
Elles sont causées par une levure, généralement le Candida albicans. L’infection se traduit par la production de pertes vaginales ayant l’aspect de « lait caillé », inodorantes, accompagnées de vives démangeaisons, d’un gonflement (oedème) et de douleurs.
Le traitement de ces mycoses nécessite l’utilisation d’un médicament antifongique (éconazole…) et associe généralement :
- l’utilisation d’un ovule vaginal ;
- l’application d’une crème.
En parallèle, un produit d’hygiène spécialement adpaté peut petre utilisé pour apaiser les démangeaisons. Le port de sous-vêtements en coton et de vêtements peu serrés est indiqué. Le partenaire peut se voir prescrire une crème à appliquer localement pour éviter les risques de récidives.
Vaginites à Trichomonas
L’agent infectieux est dans ce cas un parasite, Trichomonas vaginalis. Il se transmet principalement au cours d’une relation sexuelle, bien que d’autres modes de contamination puissent être possibles (par contact avec une surface infectée ou de la mère à l’enfant lors de l’accouchement).
La présence du parasite entraine la sécrétion de pertes mousseuses, verdâtres, à l’odeur caractéristique, qui évoque le poisson. Des douleurs sont généralement ressenties au moment des rapports (brûlures) et de petits saignements peuvent alors se manifester. Le diagnostic est établi par observation d’un prélèvement vaginal au microscope.
Le traitement peut s’envisager sous 2 formes :
- un traitement minute, c’est-à-dire en une seule prise ;
- un traitement plus classique, sur une semaine.
Ils recourent à l’utilisation d’un antibiotique de la famille des imidazolés. Les deux partenaires doivent être traités.
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